LE FUTUR FÛT-IL?
FUTILE FUTUR!
Barnett Fuzzart clame haut et fort en son for et ailleurs :
« Le futur fût-il !? Futile futur… tu fuites quand même.»
Ce qui n’est pas encore venu nous inonde déjà. Comme si le lendemain pissotait sur la veille. Ce sont les questions actuelles de l’identité et du devenir que nous embrassons à bras-le-corps. Le genre de l’anticipation sociale y est par conséquent investi pour aborder le sujet très contemporain de notre post-humanisme. Nous prenons le parti d’en parler avec, vissé au corps, un attachement farouche à des vieilleries surannées autant que sur-aimées. Elles sont, le lexique, le style et un goût du récit ouvert aux quatre vents. Il constitue notre méthode hasardeuse, dans le mode fictionnel de la ‘fantaisie dystopique’, à révéler les enjeux de l’infalsifiable réel. Paradoxalement l’imaginaire nous sert à nous resserrer du monde au plus près de son épaisseur incompressible.
Dans le brouhaha des vérités contraires, la fureur consumériste, et l’état de stimulation permanente qui nous éloignent d’une gesticulation à notre mesure biologique ; nous chercherons à décrire nos contorsions adaptatives du moment.
Ce moment de léger passage avide.
Peut-être le dernier. L’entropie sera trop pire, les colapsologues l’ont dit ; pour tous, et sans distinction de vertu, de talent ou de possession de la carte du magasin, c’est affiché sur la devanture ‘Tout doit disparaître’.
Demain sera trop tard. En attendant … Un pas de pitre au nez du pire.
FANTAISIE VS FANTASY
NOTRE DYSTOPIQUE FANTAISIE
Pour ne pas se voir effacés à force de réduplications, et nos langues contrefaites; Face à la menace de la colonisation de nos simulacres; nos maigres bras d’indigènes-dandies percutent un rythme subtil et non moins tenace, celui d’un très stylé tintamarre courtois. Pour n’être point refait en pire, nous optons pour une savante pitrerie.
Nous l’appelons notre fantaisie dystopique.
Nous concevons, malgré un genre d’homophonie, à cet égard, le registre sans aucune familiarité avec la fantasy anglo-saxonne – aucune licorne n’aura été exploitée ici et donc n’aura à se prévaloir de quelque maltraitance –) pour naviguer dans les eaux spéculaires de la satire sociale. Fi de faux-amis, notre fantaisie ne dit rien d’autre que son étymologie franchouillarde. Production de l’imagination. Organique comme la grasse Époisses, raisonnable comme une parfaite boule de billard.
L’AUTEUR

Maël FRUCTUS est né à Topignac, une ville imaginaire.
Malgré cette difficulté initiale, il s’en est plutôt bien sorti et, avec pugnacité et un sens inné de l’effort, il réussit à prendre corps et à s’infiltrer dans la réalité s’y faisant une place de choix, quoique relativement permutable avec d’autres. Les années passant, il s’est accommodé du monde véritable au point d’en devenir un scrutateur engagé et d’en défendre l’essence subtile, la rugosité et la suavité inégale du revêtement. Il a grandi dans le sud de la France et arpenté d’autres prolongements sur la cartographie où il séjourna: l’île de la Réunion, le Canada. Ici et là, il s’est propulsé par goût et selon les occurrences du destin à travers des secteurs professionnels liés à l’accompagnement des personnes, la communication.
L’approche du romancier se veut ludique et travaillée. Plus proche de la marqueterie que de la market-litterature. Il la conçoit universelle, populaire et relevée, dans le sens d’une histoire qui fédère au plus haut et emmène au plus loin. Il pense sérieusement qu’il faut jouer l’idiot fictionnel si l’on vise à peindre la vérité, que c’est une stratégie pour parler de choses sérieuses défaites des frusques dogmatiques. Ainsi peut-on plus sûrement se donner les moyens de dépoiler l’imposture.
Ses influences vont puiser des philosophes antiques aux contemporains de l’anticipation sociale. La forme prend aux littératures de l’imaginaire et du récit conventionnel par le biais desquels il investit les enjeux d’un monde qui se défait et refait plus vite que les nuages ne se composent un nouvel animal.
Ecrire à l’auteur
copier l’adresse

