livre de joli faconnage

LE MAJORDROME
1-PUER FERUS IN THE DEAD CAR
(L ENFANT DE LA CASSE)

ISBN 979‐10‐980210‐0‐8
Format: 14.8 cm X 21 cm X 2.8 cm. 490 pages
Imprimé en France 82 100

19 EUR


Evocation de L’Histoire


Voici une épopée d’anticipation sociale. Le ton de la satire y embrasse les thèmes de ce futur terminaliste qui contamine déjà nos lundis matin. Récit qui puise au roman d’apprentissage. Un enfant sauvage est pris en étau entre influences humanistes et transhumanistes concurrentes. Pour exister sous ces tutelles aussi égocentriques que divergentes, il deviendra cette chimère à tête de dandy et corps-machine. En grandissant, glissant sur la piste de la transmutation en roue libre, il révélera des dispositions cocasses pour l’artifice, ce bien si naturel à l’homme. Mais surtout, il affirmera un talent pour la fugue, à l’écart des plans de professionnels de la bienveillance qui œuvrent d’abord à leur autopromotion.


Concept et intention initiale.

Comment dire ce que nous inspire le monde ?
La voie d’entame la moins illégitime, quand on n’est ni sociologue, ni cosmologue au CNRS, et pas non plus un commentateur adulé de l’e-monde ; qu’en outre, on est soi-même porté à l’investigation imaginaire et très préoccupé du devenir de l’espèce; la fiction narrative semble un outil de projection fatidique. Pour parler d’aujourd’hui , nous l’avons, dans une honnête synthèse, déduit d’un futur proche très probable (l’ère post-humaniste, le transH) et d’un passé a peine évaporé, en phase de sublimation (l’ère humaniste). D’un humanisme qu’on conçoit, en gros, étendu de l’invention de l’imprimerie à l’internet, et dont les trait saillants sont : l’importance de l’outil de médiation, prothèse jointive entre l’intériorité de l’individu et le monde, combinée à la nécessité d’interaction humaine directe (le langage social, l’éducation) dans leur expression virtuose. Il nous a semblé que le point culminant , joignant à parts égales, l’excellence de l’intelligence humaine et un engouement pour l’artifice, fût le XIX siècle avec la phase du dandysme décadent. Le post-humanisme lui, pousse la radicalité passionnelle pour l’artifice au point d’y dissoudre toute ‘contamination’ biologique et sociale. Nous voici donc aujourd’hui tenus de nous contorsionner dans une posture adaptative toute circassienne pour répondre aux exigences du transmorphisme évolutif.
Pour composer un tableau à partir de ce constat théorique – L’enjeu adaptatif – ; Nous avons opté pour le registre farce et poétique avec la mise en scène d’un enfant sauvage découvrant le langage avec un GPS de bagnole, (virginité à l’artifice et l’éducation, part immémoriale de l’homme confronté à une entité artificielle autonome et agissante). Le gamin ici, est très librement confectionné à partir de l’histoire refondue et véritable de Victor l’enfant sauvage de l’Aveyron et des écrits du pédagogue qui le pris en charge (Le docteur Itard). Dans notre fiction, la question de l’éducation, de la formation de l’homme, sera livrée à deux instances pédagogiques, chacune étant le produit et la caricature de son époque. D’un côté le répétiteur scolaire à l’ancienne, humain biologique, dont la référence est le dandie. Porteur d’affirmation distinctive et mortelle. De l’autre l’exosquelette qui vise la fusion dans un Cybionte indistinct et éternel. C’est aussi sur fond de ‘roman familial’, la description de pressions affectives qui concourent à modeler de leur côté les transformations individuelles. Encore, le processus d’effacement de l’être sous l’injonction incessante à la représentation de soi, qui n’est qu’image. Attitude impulsée par les jeux de pouvoir entre instances institutionnelles, se livrant entre elles une concurrence mimétique aux organismes vivants.


Génèse et influences:

Le projet du Majordrome est né en 2015. D’abord, une idée de roman graphique, puis rapidement un glissement en faveur exclusivement de la narration textuelle s’opéra. Plus de quatre ans d’écriture féroce (2019) pour extirper du royaume des idées une fiction qui se tienne sur ses pattes. Le manuscrit, trimbalé dans des valises pendant trois ans, recouvra la lumière en 2025. Son auteur l’y avait délaissé pour cause d’accomplissement des nécessités ordinaires. Il décida pour des mobiles divers dont la part majoritaire demeura enfouie dans les infra-couches de son inconscient, de le mettre au jour la pièce. Le moteur le plus prégnant fût que partout on glosait, en 2025, du Transhumanisme alors que ce thème avait catalysé son engouement des années plus tôt, 2015, après la lecture de Dyens et Houellebecq pour les contemporains, Villers de l’ile Adam, Huysmann pour les ainés de ces ainés. Il fignola quelques arrangements et , peaufina son ‘gros-mens’ (1200 pages) le trancha avec vigueur en petits lots comestibles et dont voici le premier volet de ce tryptique.